Le Centre
de démocratie a organisé le 23 Mai 2012 à
Rabat une deuxième table ronde autour du thème : « Droit à
l’information et Protection de la vie privée » pour la validation du
mémorandum final après la première organisée le 10 Mai 2012 pour la discussion du mémorandum initial
relatif à ce thème.
| Comité de suivi du projet PAI |
Le mémorandum
a été élaboré suite aux journées d’études organisées par cette ONG le 17 et 18
mars passé en partenariat avec l’ambassade Britannique à Rabat.
A
cette occasion, les participants à travers la table ronde du
23 Mai ont revu et discuté le projet de mémorandum initial issu des
deux journées d’études organisées par 23 ONGs, laquelle a été modifié après la
première table ronde.
Les participants
ont adopté ledit mémorandum et ont suggéré de l’adresser au gouvernement
et au parlement, sachant que le gouvernement a lancé les
discussions dans sa phase initiale (le ministère de la communication prépare sa
première mouture de texte de loi) et le parlement n’a rien programmé
sur son agenda à ce jour (24 mai 2012).
Selon les
participants aux deux tables rondes, les objectifs de la présentation du
mémorandum aux deux pouvoirs (exécutif et législatif) et aux parties
politiques, les syndicats et les organisations du secteur privé.
La présentation du
mémorandum permettra au gouvernement de s’inspirer de la vision du mémorandum
et prendra en considération les recommandations lors de la rédaction de la
première mouture du texte de projet de loi sur le droit à l’information. Pour
le parlement, le mémorandum servira d’outil de sensibilisation et de préparation
des parlementaires aux discussions avec l’exécutif.
Par la suite, les
participants ont recommandé l’approfondissement de l'œuvre de la première
phase du projet par une deuxième phase focalisée sur les trois secteurs en
organisant une activité pour chacun des secteurs à fin de consolider l’approche
sectoriel et développer un mémorandum avec des suggestions qui pourront assurer
l’accès des citoyens à l’information dans les secteurs précités (emploi, santé
et investissement).
Pour
renforcer les recommandations suggérées par les participants lors des
activités précitées, le Centre a lancé une discussion en ligne et un
questionnaire selon lesquels près de 3701 personnes ont contribué par
des suggestions en se focalisant sur la nécessité de promouvoir le droit à
l’information avec le respect et la protection de la vie privée.
En outre,
les participants aux journées d’études ainsi que les sondés ont insisté
sur l’application de la loi une fois adoptée pour qu’elle ne restera pas lettre
morte.
A fin de
réaliser cet objectif, la majorité de ceux qui ont contribué à ces discussions
ont demandé au gouvernement d’adopter une approche participative dont
l’inclusion de la société civile et le secteur privé à travers des audiences
publiques ouvertes pour que toutes les organisations et personnes concernées
peuvent contribuer au débat par leurs propositions.
Parmi les
recommandations du mémorandum que le Centre de Démocratie va adresser officiellement
au gouvernement et aux groupes parlementaires, on note l’appel à une détermination
claire du secret professionnel pour d’une part permettre aux citoyens
d’accéder à l’information et d’autre part protéger les fonctionnaires
dans leurs mission de communication avec les médias et les citoyens.
De même, le
Centre de Démocratie et les ONGs partenaires ont discuté lors de la deuxième
table ronde du 23 Mai 2012 le droit d’accès à l’information en matière de
budget publique par la mise en œuvre de l’article 75 de la constitution. Les
participants ont soulevé l’augmentation des frais d’immatriculation des
voitures comme exemple flagrant du déficit en information d’abord pour les
parlementaires qui ont voté la loi des finances sans être informé d’une manière
complète sur toutes les dispositions incluses ou cachées dans cette loi et puis
le secteur privé qui a subit les retombés de l’absence d’information. Certains
participants ont soulevé des cas similaires par le passé et ont recommandé la
mise en place de l’approche du budget transparent pour que la loi des finances
soit démystifiée et l’approche participative devenue constitutionnelle
respectée.
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